Quelles sont les 3 principales techniques de soudage ?

Soudeur masqué réalisant une soudure MIG sur une pièce en acier en atelier
Lecture : 2 min

Le soudage à l’arc, le MIG et le TIG sont les trois techniques de soudage les plus utilisées pour assembler des pièces métalliques. Chacune a ses atouts et ses limites. Voici comment elles fonctionnent et dans quels cas les utiliser.

Pour voir le soudage en conditions réelles, regardez notre soudeur à l’œuvre sur le fond d’une bétaillère, vidéo à retrouver sur notre chaîne YouTube.

Notre soudeur en action sur une bétaillère

1. Le soudage à l’arc à l’électrode enrobée

Le principe

Un générateur produit un courant électrique, continu ou alternatif, transmis à une électrode. L’arc électrique qui se forme entre l’électrode et la pièce fait fondre le métal. L’enrobage de l’électrode fond et protège le bain de soudure de l’air.

Les usages

  • Fortes épaisseurs et pièces de grandes dimensions.
  • Travaux de construction, de réparation et de maintenance.
  • Aciers doux, aciers inoxydables, avec l’électrode adaptée à chaque métal.

2. Le soudage MIG (Metal Inert Gas)

Le principe

C’est une technique semi-automatique : un fil métallique continu, en acier, en aluminium ou autre, sert d’électrode. Il est amené par la torche, qui diffuse un gaz inerte protégeant l’arc et le métal en fusion.

Les usages

  • Aciers doux, aciers inoxydables, aluminium et autres métaux.
  • Fabrication, réparation et maintenance.

Plus simple à prendre en main que le soudage à l’arc, il demande tout de même de la pratique pour éviter les défauts de soudure.

3. Le soudage TIG (Tungsten Inert Gas)

Le principe

L’arc électrique se forme entre une électrode en tungstène, qui ne fond pas, et les pièces à souder. Il est protégé par un gaz inerte, généralement de l’argon ou un mélange argon-hélium. Le métal d’apport, quand il est nécessaire, est ajouté séparément à la main, ce qui permet de contrôler précisément l’apport et d’obtenir des soudures très propres.

Les usages

  • Faibles épaisseurs : aluminium, cuivre, titane, certains aciers inoxydables.
  • Travaux de précision : petites pièces mécaniques, chaudronnerie, bijouterie.
  • Matériaux techniques comme les métaux réfractaires et les superalliages.

En contrepartie, le TIG est plus lent et plus exigeant à maîtriser que le MIG ou l’arc.

Quelle technique choisir ?

  • Arc : robuste et polyvalent, idéal pour l’entretien et les fortes épaisseurs.
  • MIG : rapide et productif pour la fabrication.
  • TIG : précis et propre pour les finitions et les métaux fins.

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